ma cité est plus créative que la vôtre
L'empire des papillons |
« Prédictibilité : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? »
« Previsibilidade: A Batida de Asas de uma Borboleta no Brasil Provoca um Tornado no Texas? »
« Predictability: Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas? » lorenz. |
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versao portuguesa* | ||
volume 1 | l'effet papillon saosaudade |
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la terre est ronde comme une orange, moi aussi | ||
Le mercredi 15 décembre 2004
Je l’ai vu. Nous nous sommes rencontrés la nuit de mes trente-trois ans, il en avait dix de moins. J’avais convoqué tous les musiciens et autres noctambules de mon entourage pour fêter une susceptible crucifixion. La mienne que des millénaires de superstitions judéo-chrétiennes avaient distillé dans mon cerveau en mal d’aventures. Entouré de ses amis, je l’ai vu. Dans le sas de l’entrée, nous nous sommes embrassés. Durant des heures. Nous n’avons fait que nous embrasser. Je ne savais rien de lui. Lui savait de moi que nous fêtions mon anniversaire. A vrai dire, c’était la nuit du samedi 18 décembre 2004. J’avais décalé la nuit de mon anniversaire. |
Le jeudi 1er septembre 2005
Nous nous sommes revus le premier jour de septembre 2005. J’avais convoqué tous les musiciens et autres noctambules de mon entourage pour fêter ma nouvelle vie. J’avais tout quitté par amour de la musique. Je ne me souviens plus des détails de cette nuit. Au petit matin, il m’a tendu son numéro de téléphone en me disant qu’il avait quelqu’un dans sa vie depuis plus de dix ans. |
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Il avait pénétré ma vie sans faire de vague. |
Le jeudi 15 décembre 2005
Nous nous sommes revus la nuit de mes trente-quatre ans. Il en avait toujours dix de moins. J’avais convoqué tous les musiciens et autres noctambules de mon entourage pour le revoir. Il avait pénétré ma vie sans faire de vague. A vrai dire c’était le dimanche 18 décembre 2005. J’avais décalé la nuit de mon anniversaire. |
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Lu i je n’ ai ja ma is su . |
De décembre 2005 à janvier 2006
Nous nous sommes revus à intervalles réguliers. De jour le plus souvent. Entre 4 et 7 ou 9. Nous étions amants. J’étais légère, bercée par l’émotion sans l’attachement. Je l’aimais. Languissante. Je l’aimais jalousement, tendue par l’émotion de mon embrasement. Je l’aimais. Il le savait. Lui je n’ai jamais su.
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En mars 2006
Nous nous sommes revus une fois. Entre 2 et 5. Nous avons fait l’amour une fois dans un appartement qu’une amie nous avait prêté. Il a sonné à la porte. Je l’ai vu. Je me suis vu le regardant, tentant d’évaluer le degré d’émotion de mon attachement. Qu’allait-il se passer ? Il préparait son voyage en Chine. Je préparais mon retour à Oslo. |
Entre 2 et 5 |
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Nous n’avons pas fait l’amour.
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En mai 2006
Nous nous sommes entr’aperçus une fois à la terrasse d’un café. Sur la place publique. Nous n’avons pas parlé. Nous n’avons pas fait l’amour. Il préparait son voyage en Chine. Je préparais mon séjour en Arizona. |
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welcome to Fabulous Las Vegas |
En juin 2006 Je revenais de Las Vegas. Il préparait son voyage de Chine.
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En juin 2006
Nous nous sommes revus une fois. Entre 2 et 5. Sur un banc public. Nous avons parlé.
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Le 15 juin 2006
Il m’a sms-é à 15h20 Je préparais un travail d’écriture. Il préparait son voyage en Chine.
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De juillet 2006 à juillet 2007
Nous ne nous sommes pas revus. Nous ne nous sommes pas embrassés. Nous n’avons pas fait l’amour. Il m’a écrit une fois. Il a dit qu’il pensait à moi. Il était à Macao. Je revenais d’un séjour dans le Sud de la France. |
Le vendredi 15 décembre 2006
Nous ne nous sommes pas revus. Nous ne nous sommes pas embrassés. Nous n’avons pas fait l’amour. Nous n’avons pas parlé. Je n’ai convoqué ni musiciens, ni autres noctambules de mon entourage. C’était le jour de mon anniversaire.
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Combien de Chinoises séjournent dans sa vie ? |
De juillet 2006 à juillet 2007
Nous avons fait l’amour. Chacun de notre côté. Des hommes ont séjourné dans ma vie. A vrai dire, ils n’ont jamais franchi la nuit. A peine laissé la trace de leur salive séchée sur mes joues. Je ne sais combien de Chinoises séjournent dans sa vie.
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Quero sonhar com você
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Le mercredi 1er août 2007
C’était le premier jour du mois d’août.Je dormais. Dans l’après-midi. Je rêvais. Un homme me serrait dans ses bras en me disant qu’il m’aimait, qu’il ne faudrait plus se quitter… Il me tendait son numéro de téléphone. La foule m’emportait. Je me réveillais dans les plis de mon divan bleu.
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La nuit du 5 au 6 août 2007
Je dormais. Il m’a envoyé un message annonçant qu’il était de retour en France. J’étais là. |
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La nuit du lundi 6 août au 7 août 2007
Nous nous sommes revus devant le Café du bout du monde. Il revenait de Chine. Il était seul. Il n’avait plus personne dans sa vie. Nous sommes rentrés à la maison. Il a fait la cuisine. J’ai repassé. Je préparais mon départ pour Bratislava le lendemain. Nous formions un joli couple. Il a frôlé mon dos à plusieurs reprises. Je n’ai rien dit. |
La nuit du lundi 6 août 2007
Nous nous sommes revus la nuit entière. Nous avons fait l’amour à plusieurs reprises.
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une île sur le Danube
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Du 7 au 15 août 2007
Nous ne nous sommes pas vus. Nous ne nous sommes pas parlés. Nous ne nous sommes pas embrassés. Nous n’avons pas fait l’amour. Il était en France. J’étais à Bratislava. |
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au gré du vent, de l’eau et de la pluie |
danser |
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Le mardi 21 août 2007
Je l’ai appelé. Il n’a pas répondu. |
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je reviens et je repars dans la foulée
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Le mercredi 22 août 2007
Il m’a appelée. J’étais à la terrasse du Café des voyageurs. Il m’a dit Je reviens et je repars dans la foulée. J’ai dit ciao. |
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Le mercredi 22 août 2007
Je lui ai écrit Merci d’être passé ! C’était un plaisir, partiel certes, enfin, sexuel en tout cas, mais un bonheur quand même… Et quand tu as envie de baiser, n’hésite pas à m’appeler.
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Le mercredi 22 août 2007
J’ai écrit Tu cherches quoi au fait? Par d’autres, tu me sembles parfaitement obscur et lointain. Comme un énorme bloc en pierre, c’est franchement dur… Et je balancerais bien une bombe dessus histoire de voir… Est-ce que tu te sens bien là où tu te trouves ? |
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Le mercredi 22 août 2007
J’ai pensé Sinon et puisque tu t’en fous… tu peux m’écrire une lettre d’amour, un truc émotionnel et enflammé qui me dénoue les tripes, des mots explosifs qui me catapultent, |
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