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volume 2

Le rêve du papillon

SELON
Ve Octavio ? ?
 
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le rêve du papillon selon
  Octavio

Le 15 décembre 2004
J’aurais dû la rencontrer 7 ans plus tard mais ce jour-là, allez savoir...
Escorté de mes amis, je l’ai vu. Devant l’entrée, je n’étais pas sûr d’oser l’embrasser. Je le lui ai dit. Elle a simplement rapproché sa bouche de la mienne. Dans le sas de l’entrée, nous n’avons rien dit. Nous n’avons fait que nous embrasser. Pendant des heures.
Je l’aimais. Farouchement. Elle avait oublié.

Le 1er octobre 2005
Nos regards s’étaient croisés deux ans plus tôt. Je n’avais rien dit. Je regagnais le Sud de l’Espagne. Fallait bien passer le temps en attendant de la retrouver.
Mais ce jour-là, j’ai insisté auprès de mes amis : qu’ils me conduisent jusqu’à elle ! Elle qui était faite pour l’amour, la lumière et le chant…
Nous avons joué toute la nuit puis notre amour brûlant n’a fait qu’un tour. Si elle avait su… Il est des vérités qui tuent comme les évidences.

Le 15 décembre 2005
Elle m’a sms-é
Si la nuit est profonde, nous aurons plaisir à suivre les méandres de nos désirs les plus fous.
Alors je l’ai attendu une bonne partie de la nuit… puis nous avons échoué dans le haut de sa mezzanine. Au matin, elle a dit qu’elle n’irait en Asie que par amour. Je lui ai parlé de la Chine.

De décembre 2005 à janvier 2006
Chaque nuit, je lui glissais à l’oreille la fleur de mon secret qu’elle ne manquait pas d’oublier au matin. Je l’aimais. Elle m’aimait. Un cocktail explosif. Le danger était là.

En mars 2006
J’avais tout fait pour l’éviter mais nous n’avons pas résisté. Je lui glissais à l’oreille la fureur de mon secret qu’elle ne manquait pas d’oublier après l’amour.
Finalement elle retournerait à Oslo. Je partirais en Chine.

En mai 2006
Je l’ai interpellée avec toutes les forces des astres pour qu’elle apparaisse à ma vie. Elle est arrivée sur la pointe des pieds sur la grande place publique. Elle m’a à peine effleuré du regard.
Elle s’en allait pour l’Arizona où les rêves sont plus profonds que la nuit.

En juin 2006
M'attendrait-elle des siècles ?
J’ai invoqué toutes les forces des astres pour qu’elle disparaisse de ma vie. Je résisterai. A coup sûr, je l'oublierai. Pour un temps du moins.
Je partirai en Chine où le ciel est plus sombre que l’enfer.

Le 15 juin 2006
Elle m’a sms-é
Notre histoire vaut bien un petit mot, un oui ou un non, mais une réponse quand même.

De juillet 2006 à juillet 2007
Pendant des mois, j'ai vécu comme une douce lame, presque paralysé à espérer une issue, cherchant la manière de revenir. J’avais perdu le fil. Si elle avait su, aurait-elle pleuré ?

En décembre 2006
Je lui ai écrit que je pensais à elle. J’étais à Macao. Allait-elle m’oublier ?

Le mercredi 1er août 2007
J’ai glissé dans son sommeil comme une perle de rosée.

 

La nuit du 5 au 6 août 2007
Cette nuit-là, je n’ai pu résister. Elle était là, sur MSN, si proche et si secrète. Comment aurais-je résisté ? Je lui ai glissé un petit mot.

La nuit du lundi 6 août au 7 août 2007


Cette nuit-là, nous nous sommes retrouvés. Notre amour n’y tiendrait plus. C’était le bout du monde. Elle a eu quelques instants d’hésitation. Puis nos souffles se sont mêlés.

 

Du 8 au 15 août 2007


La nuit la plus longue s’achevait. Je serais au plus près d’elle. Le monde s’écroulerait que nous nous aimerions ; la terre se viderait que nous nous aimerions ; le ciel se retirerait que nous nous aimerions, plus rien ne resterait que nous nous aimerions parce que simplement nous choisissions d’aimer…

Le mercredi 21 août 2007


Aimer à trop aimer, un papillon patauge dans l’eau. Lever l’ancre sur un fleuve jaune. Une vieille mélodie chinoise éclate en sanglots plus longs que l’automne.

Elle a tenté de me joindre. J’ai résisté. Finalement, je résisterai.

Le mercredi 22 août 2007

Je l’ai appelée. Je n’ai su expliquer. Si je lui avais parlé des harmonies célestes, elle n’aurait pas compris.
Alors je lui ai envoyé un baiser silencieux sur le front pour qu’elle n’oublie pas et qu’elle ait la patience d’attendre. J’ai raccroché et j’ai couru dans la ville. J’ai descendu les pentes de la Croix-Rousse. J’ai longé le long cours du Rhône et j’ai versé des litres et des litres de larmes.
     
   

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le rêve du papillon selon
 

Ve

Le mercredi 15 décembre 2004

 

Je l'ai vue.


Nous nous sommes rencontrés pour son anniversaire, pour une fête qu’elle organisait. Vierge voltigeant dans sa fête, dans le monde, autour des tables en bois, dans la vapeur qui s’échappait des musiciens, dans la fumée et la chaleur. Entouré de ses amis, je l'ai vue. 
J'ai vu ses yeux.
Dans le sas de l'entrée, nous nous sommes embrassés.
A vrai dire, J’étais revenu ici seulement maintenant

 

 

 

 

La vie se mélangeait aux vagues,

Ici, là bas

     

Le jeudi 1er septembre 2005

 

La Chine s’élève au loin, je tâche de ne pas la considérer.
Le présent est là,  l’aspiration de ses rencontres.


Nous nous sommes revus le premier jour de septembre 2005. Pour une autre de ses fêtes.         

J’ai frappé à sa porte. Elle a ouvert. Comme une chaude parenthèse dans la nuit.

 

 

Le jeudi 15 décembre 2005

 

A une fête toujours, nous nous sommes revus, le hasard décide parfois de son flot, mais j’étais venu pour elle. J’étais venu pour être avec elle.

En dépit de tout

     

De décembre 2005 à janvier 2006

 

Nous nous sommes revus souvent. Je préparais mon voyage en Chine. Elle préparait son séjour à Oslo.
Ne pas dévier de trajectoire

 
nE
p
as

v
i
e
r
     

En mars 2006


Nous nous sommes revus, je la désirais.
Mais le voyage était déjà un peu en nous, j’attendais de partir, les rêves s’accumulaient à cet horizon, le futur attendait là-bas

 

 

 

Entre

elle

et   ça

     

En mai 2006


Huit mois que je prépare mon voyage en chine, j’espère partir en décembre, la patience me servira.
Nous nous sommes croisés rapidement. Je ne lui ai jamais dit ce que je ressentais, je le regrette parfois.
Elle enchaînait les voyages.

 

 

 

 

Nous n’avons pas fait l’amour.

     

En juin 2006

 

 

 

     

En juin 2006

 

Elle enchaînait les voyages

Je nageais dans le marasme de l'incertitude,

Cette Chine me tendait les bras,

et elle

Elle

     

En juin 2006

 

Je lui ai demandé si elle était amoureuse.

Il fallait clarifier les positions, surtout que je sois clair avec moi-même, entre peur, lâcheté, envie et fuite

 

Le 15 juin 2006

 

Assumer cette fin, et assumer cette envie de la revoir, encore et toujours. Assumer et partir.

     

De juillet 2006 à juillet 2007


J’étais à Macao. Je lui ai écris.

J’ai eu le temps de penser à elle, d’envisager notre relation, à l’ombre de la distance. Je m’emplissais ici de vie, de l’ailleurs mystérieux, dans la moiteur des découvertes...
 

 


 

     

*

M a i s

 

***J e

 

 l ’ i m a g i n a i s
         

 

 

saosaudade

     

Le vendredi 15 décembre 2006


La Chine, enfin. Voilà la terre. Je finissais par ne plus y croire. Sept milles royaumes... La nouveauté, furieuse comme un torrent, emportait ma vie antérieure.
Rien ou presque ne subsistait, des filaments de souvenirs s’étendaient avant de lâcher prise.
Rien ou presque…j’allais moi-même être  submergé par ce « presque » 

 

 

Le mercredi 1er août 2006


Je pars pour la France dans quelques jours. Je quitte ce pays pour quelques temps, il m’attendra. Je sais qu’il m’attendra et m’embarquera à nouveau. Je n’ai vu que son ombre. Sao sera-t-elle en France ? je pense tout d’un coup aux changements dans sa vie depuis un an. Nous pourrons au moins échanger des nouvelles. A vrai dire, je serais très heureux de la revoir, ici et maintenant, elle me manque.

 

     

La nuit du 5 au 6 août 2007

 

Je suis arrivé, impatient de lui écrire, de la voir

 

 

 

La nuit du lundi 6 août au 7 août 2007


Nous nous sommes retrouvés devant un café, elle n’avait pas changé. Nous avions un peu de temps, pour nous.
Nous sommes allés chez elle, pour retrouver naturellement la douceur d’être ensemble.

Le présent à vivre, cet interstice, et entre nous, ce croisement. Pourquoi expliquer.
     

La nuit du lundi 6 août 2007

 

Elle se préparait à partir en Slovaquie. Ironie des retours. Je me retournais vers la Chine.
 

Du 8 au 15 août 2007

 

Retrouver les potes, brièvement. Le temps et ses méandres épanchés dans la fête. je ne regardais pas l’absence de Sao et le vent du lointain venait  comme un baume. Le temps de retrouver Lyon

     

une île sur le Danube

 

au gré du vent,

de l'eau

et de la pluie

 

     

Le mardi 21 août 2007

 

Je n’attendais plus son appel, j’hésitais à aller la voir pour le lui reprocher, pour tout lui dire en fait. Ou sinon partir encore et encore, s’étourdir dans le voyage.


 

 

Le mercredi 22 août 2007

 

Pour Sao, que la vie décide.
être avec elle le mieux possible,
prendre avec elle le présent
sans perspectives

une chimère,
une illusion entretenue par nous deux.
Une vérité éphémère,
une vérité tragique, profonde et éphémère.

   
   
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