promo.cité lyon - ma cité est plus créative que la vôtre
amrat hussain trio

ma cité est plus créative que la vôtre

saosaudade

 

 

 

 

 

 

 

 

mon empire

est un chaos

 

 

 

chercher, trouver et oublier

l'empire aérien et subtilement tragique des papillons...

 

 

de la plus subtile des façons

nous passerions

du 25 août au 20 septembre

nous n'aurions rien vu

nous aurions aimé

nous aurions eu peur et nous aurions ri

et c'est à l'endroit

où nous nous aurions été justes

que nous aurions eu peur

et que nous aurions aimé

à la vérité

nous aurions appris

à être authentiques

voyage en asi/e

I

 

Le monde me traverse


J’écris


***Tu empruntes
***les mots
***tu empruntes
***la musique
***ce n’est pas à toi
***ne vois tu pas l’évidence
***ne vois tu pas
***le ciel
***les soleils
***ils ne sont pas à toi
***ne vois tu pas l’évidence
***parfois tu la frôles
***et parfois tu meurs
***et c’est quand tu donnes
***qu’elle revient à toi
***ne vois tu pas l’évidence
***et c’est quand tu pleures
***ne vois tu pas l’évidence
***et c’est quand tu ris
***ne vois tu pas l’évidence
***ne vois tu pas l’évidence


***ne vois tu pas l’évidence

 

II

 

lorsque tout s'embrume, il reste

lorsque je marche à l'envers, il reste

lorsque le chaos s'emporte, il reste

lorsqu’il ne reste plus rien, il reste

 

un murmure en écho, un brin d'émotion ?

 

III

 

depuis des mois
nous vivions
comme une douce lame
comme une douce larme
presque paralysés
à espérer une issue
cherchant la manière de revenir
à la tranquillité
presque personne
ne se souvenait
de la raison de la crise
distribution d’armes
conflit militaire
nous avions perdu le fil

c’était la guerre
nous suivions
le train-train
de notre vie
qui s’écoulait
qui s’écroulait
comme les immeubles
croulent
sous les bombes
si nous avions su
nous aurions pleuré
nous n’avons pas su
alors de la façon la plus simple
nous nous sommes aimés

la terre se vidait
nous nous aimions
le ciel se retirait
nous nous aimions
plus rien ne restait
nous nous aimions
de quelle que façon que ce  soit
la marque de l’amour
nous serait définitivement associée

     

IV

 

Je suis de la lune et je tends vers le soleil


C’est quand le soleil se lève
Que je pleure
J’expose mon corps sous la pluie
Et je ris
Je ris et je me repose

 

 

 

 

 

V

 

Lever l’ancre. Ecoute ! Vois ! Goûte ! Rêve vague sur un fleuve jaune. Une vieille mélodie chinoise s’échappe de l’étage, éclate en sanglots plus longs que l’automne. La pluie vogue nous inonde.

Trouble navigant. J’écoute. Je vois. Je goûte. Rêve bleu de Chine. Sous le charme vert-céleste, la lumière ambrée de rosée perle sur ma joue, glisse sur ta main. Eclatante ta bouche ô mon cœur a la saveur de l’ivresse et l’incandescence de vastes baisers.

 

 

     

VI

 

matrice

les écritures premières

un ange une plume

disent la mer

quand je regarde mes pieds,

je vois les étoiles

quand je regarde le ciel,

je vois des trous noirs

l'immensité grande ouverte de la nuit

palpite d'effroi

le jour m'impatiente

mes mots auront-ils raison du silence

 

 
VII

 

une fenêtre entr'ouverte

une brise

le mobile en bois métallique

tinte

un léger sourire de légers baisers

dans la fraîcheur du matin

et si c'était ça...

     

VIII

 

Le manque dans l’absence
Est la marque de l’amour

mon chaos est sa démarque


 

IX


Je combine les saveurs
Comme un sonnet de Pétrarque j’harmonise
La paume dans l’herbe
Le revers sous le soleil

J’indolise gestuelle

 

     

X

histoire de femmes

1
des bombes tombent comme des bonbons
tout enveloppées de papier

une punk en forme de lune
racle sur les trottoirs
des voitures sur les côtés
près d’un hangar désaffecté
une autre dame en forme de dune
donne sa main en manucure

les bombes tombent comme des flocons
sur des pieds tout enveloppés

près des lisières des grandes lunes
une djellaba en forme de dune
mange sa main en manucure
oscillant dans un corps étriqué
une autre dame en forme de lune
racle des mots lyophilisés

 

 

 

 

2
cadavres exquis qui s’escriment
dans le brouillard de ce que je suis
je les vois qui me carabinent
j’implore les quatre vingt cours des miracles
que ce brouhaha bourdonnant se fige
je deviens insensible
et m’enlise
je deviens sourde aux hurlements
car c’est quand je comprends toujours que je meurs

Hypothèses    

XI

 

Nous serions plus exigeants que de coutume
Nous agripperions
Haches, tambours et trompettes
Oterions les selles aux bicyclettes
Les enjamberions comme des chevaux enragés des steppes

 

Nous aurions tout perdu de notre verve
Notre cœur glacé d’acier
Notre sang surchauffé à blanc
Franchiraient les lignes de nos inerties émétiques

 

Nous balancerions par la fenêtre
Ecrans, réfrigérateurs, bombonnes de gaz
Partout, la rue
Ne serait que pétarades et explosions de rires

 

Enfin plus chauds que de coutume
Nous tapagerions
Dans les flaques et dans les rocambolages
Devant la perplexité des passants
Nous terminerions
D’être malheureux

 

   
 
*retour*

 

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